Municipales 2014

Municipales 2014, rappel historique

MarianneC’est un abbé de Saint Germain des Prés qui utilise au IX ème siècle le mot « maior » pour désigner celui qui dirige un domaine.

Au XVIII ème siècle le mot « maire » remplace le terme de « maior ». 
Au cours de la révolution française de 1789, les 44 000 municipalités sont créées en remplacement des paroisses et à leur tête un maire et des conseillers élus. Les seuls électeurs sont ceux qui payent un impôt au moins égal à 3 jours de travail : il s’agit d’un scrutin censitaire. Pour être élu, il faut être encore plus aisé et payer un impôt au moins égal à 10 jours de travail. Le maire, ou agent municipal, est élu pour 2 ans et ce pour la première fois en février 1790. Des élections se succéderont en novembre 1791 et novembre 1792.

Au cours de cette période agitée de notre histoire, les modalités d’élection des conseillers ou des maires seront souvent modifiées. Ainsi en 1800 les maires et les conseillers municipaux sont nommés par le Préfet. 

Marianne

De 1830 à 1848 les conseillers municipaux sont élus par les hommes de plus de 21 ans et ceux qui ont le plus de revenus. Le maire et son adjoint sont nommés par le Préfet parmi les conseillers. 

En 1848 le suffrage universel est proclamé, pour les hommes âgés de plus de 21 ans uniquement, sans condition de ressource ; les conseillers qui doivent avoir plus de 25 ans élisent leur maire et leur adjoint. 

En 1852 Louis Napoléon Bonaparte ne modifie pas le système d’élection des conseillers mais c’est à nouveau le Préfet qui désigne le maire et les adjoints et pas forcément parmi les conseillers élus. 

Urne
A partir de 1871 c’est le système actuel qui est mis en place, système qui subira des évolutions successives, les deux principales étant le droit de vote des femmes et leur éligibilité en 1944 et le changement de l’âge de la majorité porté à 18 ans en 1974. 

Banderole 2014

Alors aujourd'hui n'oubliez d'aller mettre votre bulletin dans l'urne ou de cliquer sur le bon bouton si votre bureau de vote est doté d'urnes éléctroniques.

Urne éléctronique

 

A la chasse au canard Rallye des gazelles

Rallye des Gazelles 2014

Rallye Aïcha des Gazelles 2014

PARIS – ERFOUD​

160 équipages sur la 24ème édition du Rallye des Gazelles

160 équipages, 320 femmes âgées de 19 à 64 ans…

De 24 nationalités différentes… France, Canada, Etat-unis, Maroc, Norvège, Indonésie, Bulgarie, Italie, Colombie, Suisse, Belgique, Égypte, Allemagne, Angola, Congo, Nigeria, Gabon, Portugal, Royaume-Uni, Vietnam, Yeman, Afrique du Sud, Sénegal et Polynésie Française ;

Et issues de tous horizons… sapeur pompier, factrice, médecin, coach sportif, commerçante, infographiste, vigneronne, pharmacienne, femme au foyer, fonctionnaire, avocat, esthéticienne…

- A suivre sur : http://www.rallyeaichadesgazelles.com

Félicitations à toutes ces femmes d'aventures et de courages !

Masque anti-pollution

Demain à Paris, c’est IMPAIR

Pour tous nos amis qui n'écoutent pas les informations, Demain à Paris, c'est journée IMPAIR (1,3,5,7,9).
Si l'immatriculation de votre véhicule (y compris 2 roues) est un chiffre IMPAIR vous aurez le droit de rouler demain.
Sinon restez chez vous car l'amende peut aller jusqu'à 75 € avec la saisie du véhicule et récupération en fourrière (126 € + 10 €/ jour) après un passage obligé à la Préfecture pour obtenir "un ordre de sortie".
N'oubliez pas le jour de la sortie de vérifier si votre immatriculation correspond bien au jour de circulation autorisé…

Vaut mieux savoir compter

http://info-fourriere.fr/paris/

Tête de vieillard CEZANNE Paul

MONUMENTS MEN – Epilogue

Tête de vieillard de Paul CEZANNE 

Tête de vieillard de PAul CEZANNE

Aujourd'hui à Paris, Musée d'Orsay

Il aurait été saisi pendant la guerre par le SS Hermann Brandel, chef de l'organisation nazie " Otto " ; enregistré au Central Collecting Point de Munich sous le n° 48808.Attribué au musée du Louvre par l'Office des Biens et Intérêts Privés en 1951 ; Jeu de Paume, 1952 ; Orsay, 1986.

 

Nature morte au faisan Henri MATISSE

Nature morte au faisan Claude MONNET

Aujourd'hui à Rouen, Musée des Beaux Arts

Peut-être acquis par l'organisation " Otto",, ou saisi en France pendant la guerre par le SS Hermann Brandel [ou Brandl], chef de l'organisation nazie " Otto " ; retrouvé en 1949, avec un lot de tableaux de même provenance, chez un particulier, Martin Reichenwallner, Kölblöd (Bavière) [3] ; enregistré au Central Collecting Point de Munich sous le n° 48809.Attribué au musée du Louvre par l'Office des Biens et Intérêts Privés en 1951 ; déposé à Rouen en 1954.

 

Dame et cavalier Hippolyte BELLANGE

Dame et cavalier Hippolyte BELLANGE

Aujourd'hui à Paris, Musée du Louvre

Volé par un soldat en 1940 lors de l'entrée des troupes allemandes à Besançon, ce tableau proviendrait de la maison d'un général français [1] ; enregistré au Central Collecting Point de Munich sous le n° 50094 ; restitué par la Treuhandverwaltung von Kulturgut de Munich.
Attribué au musée du Louvre par l'Office des Biens et Intérêts Privés en 1967.

 

Paysage méridional Henri MASTISSE

Paysage méridional Henri MASTISSE

Aujourd'hui à Paris, Centre Georges Pompidou

​Collection de Harry Fuld Jr1,celui-ci ayant réussi à émigrer, tous ses biens ont été confisqués par le Reich ; certains biens sont devenus " propriété " de Hans Wolfgang Lange et le tableau de Matisse apparaît sur une photo non datée d'une pièce de son appartement berlinois, Novembre 1943 : l'appartement berlinois de Lange est bombardé et celui-ci déplace ses biens ; un tableau intitulé " Landschaft mit Haus " von Henry (sic) Matisse est mentionné sur une liste de colisage de la maison Knauer d'objets destinés à Lange ; ce dernier confie quelques œuvres à son ami l'officier SS Kurt Gerstein, dont la famille vit à Tübingen, avec lequel il était allé à l'école à Sarrebruck ; Gerstein déclarera, en 1948, avoir acheté le Matisse à Berlin à un ami d'école. Avril 1948 : pris en charge à Talheim, au nord de Stuttgart, par la gendarmerie chez un ami d'enfance, Helmut Franz, à qui Gerstein l'avait confié avec d'autres objets transférés à la chancellerie du Tribunal Intermédiaire de Reutlingen. Le tableau est envoyé par erreur en France en raison d'un tampon des douanes française apposé au dos.Transféré le 22 novembre 1948 au Collecting Point de Baden-Baden (n° 787) et envoyé en France par le convoi du 28 juillet 1949.

 

Chaumière aux environs de Berneval Auguste RENOIR 

Chaumière aux environs de Berneval Auguste RENOIR

Aujourd'hui à Paris, Musée de Dieppe

Ce tableau fait partie d'un lot d'œuvres confiées par un officier allemand en poste à Paris à un soldat de la Wehrmacht, à la fin de la guerre, avec pour mission de les emporter en Allemagne où l'officier devait les récupérer après la guerre. Celui-ci ne s'étant jamais manifesté, l'ex-soldat décida de les remettre sous le secret de la confession à Mgr Heinrich Solbach, de l'archevêché de Magdebourg ; pour que ces tableaux soient restitués à leurs véritables propriétaires, le prélat les remit au représentant des musées de l'État de Berlin en 1972, restitué par la République Fédérale d'Allemagne en 1994 ; Orsay, 1994 ; déposé à Dieppe en 1996.

 

Nous souhaitions rendre un hommage particulier à Rose Valland et aux Monuments Men sans qui le retour de toutes ces oeuvre d'arts dans nos Musées n'aurait pas été possible.

The Monuments Men

The Monuments Men

MONUMENTS MEN épisode 4 – La récupération

 Les Alliés travaillèrent dès 1942 aux mesures à prendre pour le redressement des économies nationales des pays occupés après la fin du conflit.
Toute la politique de restitution mise en œuvre par les gouvernements alliés du bloc occidental à partir de 1945 s'appuie sur la déclaration interalliée de Londres du 5 janvier 1943 contre les actes d'expropriation commis dans les territoires sous occupation ou contrôle ennemi. 

Les Carnets de Rose VAlland

NOVEMBRE 1944 

La restitution des œuvres d'art était donc considérée par la France dans l'immédiat après-guerre comme un élément du dossier des réparations dues par l'Allemagne, lequel comprenait également les biens de nature économique (outils de production, matériel de transport), l'or monétaire et les valeurs mobilières. L'objectif premier était le redressement du pays et aucune part spécifique ne fut faite aux spoliations liées aux lois antisémites.
 La mise en place de la Commission fut menée rapidement et, dès le 19 septembre, soit moins d'un mois après la Libération de Paris et avant même sa création officielle par l'arrêté du 24 novembre 1944, se tint une première réunion pour présenter les grandes lignes de l'action à mener.
 

L’ANNEE 1945

Dès mai 1945, les armées américaines découvrirent rapidement, notamment grâce aux indications de Rose Valland, les importants dépôts de repli de l'ERR situés en Allemagne (Neuschwanstein, Buxheim) en Autriche (Kogl et Amstetten) et en Tchécoslovaquie (Nikolsburg). Ils saisirent également l'ensemble des collections d'institutions (musée de Linz) et de dignitaires nazis (Goering, Ribbentrop, Hitler, Himmler…), que les objets proviennent de spoliations essentiellement mises en œuvre par l'ambassade d'Allemagne ou par l'ERR, ou aient été acquis auprès de marchands désireux de vendre à de bons acheteurs. Ils furent rassemblés par les Alliés dans des dépôts provisoires, les Collecting Points : Munich et Wiesbaden en zone américaine, Düsseldorf en zone britannique et Baden-Baden en zone française.

 L'ampleur des recherches effectuées dans les Collecting Points est bien connue grâce aux témoignages des contemporains et aux dossiers qu'ils ont constitués. Les archives de ces services, conservées aux National Archives de Washington, comme les dizaines de milliers de fiches de description d'œuvres (property cards), qui s'attachaient à donner tous les éléments de provenance connus alors et qui sont aujourd'hui conservées à Coblence, montrent le soin avec lequel les opérations ont été menées.

Les restitutions aux propriétaires légitimes furent faites après la guerre en application de l'ordonnance du 21 avril 1945 sur la nullité des actes de spoliation, les propriétaires devant acquitter des frais de régie de séquestre.


DE 1947 A 1949

 À partir des dossiers de demande, 85 000 fiches furent dactylographiées puis, afin de permettre les identifications.
 Ces fiches servaient également de base à la préparation de la publication du Répertoire des biens spoliés publié de 1947 à 1949 par le Bureau des restitutions du commandement en chef français en Allemagne dont les dix volumes couvrent aussi bien le matériel industriel, le matériel de transport, les valeurs mobilières, les chevaux que les objets.   Le deuxième tome de ce répertoire est consacré aux tableaux, tapisseries et sculptures, le troisième aux meubles et le quatrième à l'argenterie, à la céramique et aux objets précieux.

La CRA travaille en contact constant avec les Collecting Points alliés en Allemagne à Baden-Baden (zone française), Düsseldorf (zone britannique) et surtout Wiesbaden et Munich (zone américaine), où étaient rassemblées les œuvres d'art retrouvées dans les dépôts de l'ERR, dans les collections des grands dignitaires nazis (Goering, Hitler, Ribbentrop…), ainsi que les achats faits par les musées et les particuliers, qui avaient obligation d'en faire la déclaration.  

 La CRA bénéficie également des résultats des interrogatoires menés par les Américains en Allemagne et en Autriche, des enquêtes réalisées par les services de renseignements français (DGER), de celles conduites par la police dans le cadre des instructions demandées par la Cour de Justice, le comité de confiscation des profits illicites et l'administration des Douanes.

 Si quelques objets furent retrouvés en France dans des immeubles occupés par l'ERR, à l'ambassade d'Allemagne et dans un train affrété par l'ERR et arrêté en banlieue parisienne, à Aulnay, le 27 août 1945, l'essentiel des objets récupérés venait des anciens territoires du Reich. Le nombre des convois est impressionnant : 40 provenant de Munich (du 14 août 1945 à septembre 1945 à décembre 1949) et 6 de Düsseldorf, en zone britannique (du 4 mars 1948 au 15 octobre 1950).

Les opérations de restitution se sont poursuivies après la dissolution de la CRA en 1949. Elles furent naturellement très importantes pour les grands marchands et les grands collectionneurs du fait de la qualité des œuvres qui les rendait plus facilement identifiables et de l'existence de documents qui permettaient d'appuyer les demandes (listes de stock, inventaires, passages en exposition, polices d'assurances, photographies

Après cinq ans de travail, l'activité de la Commission de récupération artistique cessa officiellement le 31 décembre 194935. La question des restitutions demeura sous la responsabilité de l'Office des biens et intérêts privés, qui instruisit les dossiers en collaboration avec le service de protection des œuvres d'art (Direction des musées nationaux), où travaillait Rose Valland qui, jusqu'au début des années 1960, continua à mener des investigations et assura notamment l'échange d'informations avec les services de la République fédérale d'Allemagne. 

Photo du FIlm THE MONUMENTS MEN

Dans l'épisode suivant découvrez quelques unes des oeuvres revenues dans nos Musées.

 

 

la tv qui tue la tour eiffel

Aujourd’hui, Paris et quelques grandes villes du monde vues du ciel à 9h30

Ce matin, nous avons fait un petit tour des Webcams de Paris et de quelques grandes villes d'Europe, brume de pollution et ciel gris pour tout le monde sad

SUR PARIS

Paris vu de Meudon

Le 20ème arrondissement

Au Parc André Citroen (XVéme)

A NICE

Un petit détour par Nice

DANS QUELQUES VILLES EUROPÉENNES

Londres toujours dans le fog

A Brugge

En Italie

A Ostende

En Croatie

ET CHEZ NOS AMIS D' HONG-KONG

Hong-Kong

 

Alors, sortez vos masques pour le Week-End ou restez sous la couette crying

Masque anti-pollution

Le Printemps du Cinéma la spoliation

MONUMENTS MEN, épisode 3 aux Musées du Louvre et du Jeu de Paume

L'installation de l'ERR au Louvre et au Jeu de Paume

La direction de l'ERR (service allemand chargé de rassembler les oeuvres d'art) fut confiée en 1940 à Kurt von Behr.    Une grande partie de l'activité de l'ERR consistait à faire l'inventaire des objets saisis. Les objets stockés au Louvre étaient apportés au Jeu de paume où ils étaient traités par des historiens de l'art. Chaque œuvre était portée sur des listes de recensement.     Une fois traités, les objets repartaient pour le Louvre afin d'être conditionnés avant expédition. Entre avril 1941 et juillet 1944, l'ERR envoya en Allemagne 138 wagons contenant 4 174 caisses, soit environ 22 000 lots.

 Après enregistrement, les objets saisis étaient envoyés vers l'Allemagne. Le dépôt principal était installé en Bavière, au château de Neuschwanstein, ou avait été installé un atelier de restauration. D'autres dépôts furent organisés au château d'Herrenchiemsee, toujours en Bavière, Kogl, à Buxheim et, plus tard, à Nikolsburg et Seisenegg.

Musée du Louvre

L’ANNEE 1941

L'année 1941 fut marquée par les saisies de caisses qui avaient été confiées par leurs propriétaires à la garde des Musées nationaux puis évacuées avec les collections des musées. Dès le printemps, le 11 avril l'ERR saisit 130 caisses de la collection David-Weill au château de Sourches. Il s'agissait là d'une des plus importantes confiscations réalisées par l'ERR durant l'Occupation, l'inventaire compta près de 2 900 numéros.

L’ANNEE 1942

En mai 1942, le pillage des biens mobiliers par les services allemands prit une tout autre ampleur avec la création, à l'initiative d'Alfred Rosenberg, de la Dienststelle Westen. Ce service avait pour mission de saisir «tous les mobiliers appartenant à des Juifs qui ont fui, ou à ceux qui sont sur le point de fuir, à Paris comme dans tous les territoires occupés de l'Ouest, pour fournir tout le mobilier possible à l'administration de l'Est. L'ampleur des opérations menées est sidérante, puisque plusieurs dizaines de milliers de logements furent ainsi intégralement déménagés entre 1942 et 1944.

L'inventaire des saisies
L’ANNEE 1943

Dans un rapport d'avril 1943 adressé à Hitler, Alfred Rosenberg fait un état du travail accompli : 79 collections saisies, dont celles des Rothschild, 10 convois (92 wagons) acheminés en Allemagne entre le 17 septembre 1940 et le 15 avril 1943. Par ailleurs, 53 œuvres ont été envoyées à Hitler et 594 caisses livrées à Goering. Au 1er avril 1943, l'inventaire compte 9 455 numéros (5 255 tableaux, 297 sculptures, 1 372 meubles, 2 224 objets d'art, 307 textiles). C'est ce rapport, bien plus que les critiques antérieures, qui semble avoir conduit à la réorientation de l'ERR. Les adversaires de Rosenberg s'employèrent à démontrer que l'ERR était en concurrence directe avec le projet du Fürher de créer un grand musée à Linz, en Autriche.
L'ERR est désormais placé sous l'autorité de la mission Linz. 

La préparation du départ

Demain, dans notre dernier article, nous vous raconterons la récupération de toutes ces oeuvres volées et leur retour vers nos musées…